J'écoute : Claire Diterzi Je regarde : "été" de Vincent Malléa, là sur mon mur Je lis : Et Après Je bois : du Thé, toujours ..... Je rêve : A une futur Galerie ! (mis à jour mardi 1 avril 2008 à 19:47)
Il y avait très longtemps que je n'avais pas fais de réveillon sur Paris.
Grâce à mon hébergeur habituelle ( merci encore ;o)), cette année ce fut possible. Et j'en suis vraiment ravis.
Une fois de plus j'ai ainsi put voir les potes habituels, mais aussi faire de belles rencontres dont certaines m'ont surpris, mais m'ont aussi fait grand bien, je les adores déjà.
La surprise fut aussi de pouvoir rapatrier mes dernières acquisitions picturales, je ne pensais pas que Vincent (Malléa) aurait eu le temps de les restaurer suite aux dégâts causés lors de leur dernière exposition. Mais comme ça ce fut l'occasion de passer une partie de mon après midi d'hier à discuter avec lui, et ainsi d'encore mieux comprendre son oeuvre. Si tu lis ça Wincent merci encore.
Comme d'habitude devoir quitter tout ça me fendille un peu le coeur, mais je reviendrai, vous n'aurez pas le choix !
Voici un petit extrait des repetitions de cet été, ainsi qu'une critique du spectacle. Une seul chose à dire : Qui est partant pour le Québec en fevrier ?
14 août 2008, 8:58
Par: Xavier Proulx
Pierre Lapointe - Mutantès: délirante tragédie spatiale
L'an dernier, quasi à pareille date j'écrivais à chaud mes impressions au sujet du grand concert extérieur que donna Pierre Lapointe, accompagné de l'Orchestre Métropolitain du grand Montréal, sur l'esplanade de la Place des Arts. En guise de cadeau à ce festival chéri des montréalais, Pierre Lapointe présente hier, aujourd'hui et demain une création à saveur psychédélique tout droit sortie des rêves les plus fous. D'emblée présenté comme une sorte de pastiche à la Tim Burton, où toute lumière est réflexion, comme le reflet de l'âme sur le sol jonchant ses restes, ce concert s'avère plutôt une véritable tragédie. Une tragédie dans le sens Grec du terme, mais tentée d'une saveur rétro futuriste complètement éclatée.
Pierre Lapointe est accompagné sur scène de 13 danseurs, formant un moule émotif autour de sa personne. Ceux-ci semblent flotter sur scène autour d'un Lapointe tout droit sorti d'un rêve psychédélique. La mise en scène de Claude Poissant est magistrale. Tout simplement grandiose. Les personnages flottent au dessus du néant. Les musiciens de scène sont époustouflant en mélangeant les registres et les références. D'une introduction électronique jusqu'à un froid cri strident d'un violon. On en retient même un peu l'impression que ce concert est surtout un exercice de stylistique scénique. Une sorte de ballet cosmique, une sorte de rêve spatial qui prend place devant nos yeux. La musique apparaissait secondaire dans cet état d'esprit tellement l'élégance de la mise en scène sublimait tout. La qualité est irréprochable. Réflexions sur le sol, effets d'espace, lumières, piano à queue noir en silhouette. Toute la scène respire l'élégance même.
Par respect pour les spectateurs à venir et pour conserver la sensation d'intemporalité de ce concert, les détails sur ces chansons ne seront pas révélés ici. Sachons toutefois que ce concert constitue un showcase déguisé. Lapointe présente ses pièces à un public restreint. Disons seulement qu'une majorité du nouveau répertoire, ô précieuse marchandise, est composé au piano sous forme de balades mélancoliques. Un peu comme un hymne chanté aux étoiles. Pierre Lapointe nous invite dans son vaisseau spatial avec lui. La scène s'illumine, les étoiles scintillent de partout, et nous sommes témoins d'un véritable ballet cosmique emprunté à Star Trek. Une porte lumineuse franchie, on entre de plein pied dans le cerveau de Pierre Lapointe. Les coeurs soutiennent la prestation de façon détachée, sans jamais gêner le contact direct avec le public.
"Je reviendrai" et "au bar des suicidés" volent la vedette. Nous ne serons jamais plus qu'un amas de chair face à sa douleur. La porte est ouverte. À nous d'entrer en ces lieux complètement délirants et incroyablement stylés. Émouvante soirée où on revient sur terre le coeur encore vibrant de l'écho du coeur grec, dont le saut dans le néant de l'arrière scène dépeint à lui-seul le suicide des suicidés. Pierre Lapointe aura fait voler ses oiseaux de malheur dans une salle entière. Seul bémol, nous sommes littéralement emportés par un tourbillon de mélancolie. Coup sur coup, pièce sur pièce, si bien que l'ensemble est esthétiquement parfait, mais il est difficile de saisir chaque pièce tellement tout est éblouissant. L'overdose de paroles est si prononcée, qu'on ne se souvient véritablement d'aucune pièce tellement elle se succèdent dans un rythme effréné, espacées seulement par de long silences où il ne se passe strictement rien.
Les nouvelles chansons, plus épurées musicalement que La Forêt des Mal Aimés sont lourdes de douleur et d'émotivité. Sentiment amoureux, rejet, on sent une importante remise en question existentielle dans les pièces. Il faudra définitivement les écouter sur un album pour réussir à décanter toute leur signification. Les voir en spectacle ne peut permettre que d'effleurer leur profondeur.
Mutantès, à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts: tout simplement tragique.
Le nouvel opus de la petite punkette des années 80 est arrivé ... Il peut surprendre, car un peu plus électro et dance , plus dans le moule de ce qui se fait aujourd'hui, mais quand même très bon ! Fin de WE avec Cyndi Lauper à fond !
Il est des We qui sont remplis de retrouvailles, de bonheur, d’instants magiques. Ce dernier le fût.
Retrouvailles avec des amis pas vus depuis septembre dernier, qui me sont toujours aussi cher, et m’en présentent de nouveaux.
Bonheur de réécouter un album dans le train, et dont l’isolement provoqué par les oreillettes vous permet de découvrir la poésie des paroles, alors qu’un ami vous en parlait en sortant d’un bar quatre jours auparavant.
Bonheur d’une discussion avec une galeriste qui comprend ses artistes et partage sont point de vue avec vous. Bonheur de savourer une toile, d’y penser pendant trois jours, et finalement retourner l’acheter car elle ne peut pas ne pas être sur votre mur.
Instant magique d’un partage avec un artiste, en récupérant un châssis acquis en septembre ; Il vous ouvre sa porte, vous parle de lui, de son travail, et vous permet ainsi de mieux comprendre celui-ci.
Le retour est certes moins difficile maintenant qu’il se fait sur Lyon, mais il est toujours triste de laisser sur Paris ce bouillonnement que j’aime tant. Mais ce coup-ci, « Eté » est là, vers moi, et me permet de repenser à ce séjour et me redonne le sourire :o)
P.S. Wincent, merci encore pour cet instant magique.
Certes, j'ai ramené un souvenir physique de ce concert... Mais j'ai aussi engrangé plein de beaux petits souvenirs dans ma cervelle : de belles images de scène, un très beau concert, une RoBert magnifique ( encore plus belle en vrai :o)) ... Mais aussi une belle rencontre, que j'attendais depuis un p'tit moment avec Fred ( un mec fort sympathique, un coeur sur pattes ... ), et grace à lui une rencontre avec Mathieu Saladin, et RoBert ...
Bref, une soirée magnifique, riche émotions, et en très beaux souvenirs ! ! !
Il semblerait que les disques de Carla Bruni piétinés, cassés, découpés, griffonnés, reviennent de plus en plus nombreux à sa maison de disque. Belle initiative, non? A tout hasard, voici l'adresse.
Naive: 9 rue Victor Massé 75 009 Paris
Allez gaïens qui vous êtes fourvoyés en achetant cette daube, c'est le moment de passer aux actes !
Et dire que ne l'ayant pas acheté, je ne peu même pas me satisfaire en agissant de même !
J’ai toujours aimé les belles voix, l’esthétisme, la folie, l’outrance, et tout ce qui peut mettre du rythme dans notre vie sans nous abrutir …
Certains diront que sa voix, et sa musique sont de la même veine que Jay Jay, ou Placebo … Et alors !
Cette découverte du We fut un enchantement pour moi. Je l’ai croisé sur le profil d’un gaïen, et je l’en remercie …
En attendant le nouvel album d' Antony and the Johnsons, prévu pour l'automne, Antony fait une apparition sur cet opus de Michael Cashmore. Fans foncé l'acheter, c'est un bijou ! ! ! !